L’idée de ce festival de bandes dessinées est née de la rencontre entre trois passionnés du 9ème Art : Frédéric Beauvisage et Laurent Delaval du magasin spécialisé Cap Nord et David Hecq, maire d’Anzin-Saint-Aubin.
A deux reprises, la municipalité d’Anzin-Saint-Aubin avait fait une incursion dans le monde des bulles en organisant une sortie au musée Hergé à Bruxelles et en ouvrant la mairie à l’auteur de la bande dessinée Cafougnette. Ces deux approches avaient été relayées dans la boutique arrageoise et au fil des discussions, un constat s’est imposé : il manque une manifestation de ce type dans l’Arrageois.
Dès lors l’idée d’un festival a rapidement vu le jour. Néanmoins il fallait un appui supplémentaire pour trouver des auteurs d’exception susceptibles d’attirer le grand public. C’est Guillaume Quilliot qui joua ce rôle. Passionné et collectionneur, Guillaume apporta son impressionnant carnet d’adresses et petit à petit les auteurs confirmèrent leur venue : Bruno Gazzotti, tout d’abord, l’invité d’honneur de cette première édition puis Turk, à qui nous dédions une exposition de ses planches originales. D’autres auteurs nous ont rejoints ensuite, étoffant par leur présence, une programmation de qualité, rarement atteinte pour une première mouture.
Au-delà de ce comité d’organisation originel, d’autres personnes sont venues nous aider. En premier lieu, monsieur Julien, le directeur du collège des Louez-Dieu, qui dès le départ trouva pertinent d’associer son établissement au festival. Son aide fut précieuse puisque le « journal du festival » que vous tenez entre vos mains, a été réalisé en grande partie par les collégiens et leurs enseignants. Une fois les éléments récupérés, il ne nous restait plus qu’à le mettre en page en s’inspirant de leur travail. Quant à eux, ils ont conçu un « Canard de Louez » 100% BD que les parents d’élèves ont découvert ces derniers jours.
Je n’oublie pas non plus les autres organisateurs du festival. La liste peut vous sembler longue et pesante dans cet édito mais je ne conçois pas de les oublier pour cette première édition : Maurice Sevin, le président du comité des fêtes sans qui rien ne serait possible d’un point de vue organisationnel, Karine Arguillère, adjointe à la vie scolaire et à la communication, aidée dans ses missions par deux conseillères municipales : Béatrice Cavrois et Stéphanie Hespelle. Citons aussi Jean-Louis Duriez, adjoint aux travaux et à la sécurité, qui gère toute la logistique, Rémi Caneri, qui s’occupe de la partie vidéo avec ses élèves du lycée Guy Mollet, Marc Duwat et les bénévoles de l’association Anzin Vidéo, véritable force d’appui pour épauler Rémi et ses élèves, Alain Sérusier pour son implication dans l’exposition de Turk et enfin David Verhaeghe, qui nous a concocté un site internet de haute tenue. Enfin un très grand merci aux nombreux bénévoles qui nous accompagnent depuis la première heure.
Mais la réalisation d’un tel événement ne serait pas possible sans l’aide généreuse de nos partenaires. Faute de place, je ne pourrai tous les citer, cependant je tiens à les remercier chaleureusement pour leur contribution à ce qui sera, je l’espère, le début d’une longue et fructueuse collaboration au service d’un art populaire sous-estimé.
Un art peu médiatisé et peu reconnu, mais qui a la faculté de renvoyer, dès le premier regard posé sur la couverture d’un album, un bon nombre d’adultes vers leur enfance insouciante. Nous espérons, qu’à travers ce festival, beaucoup de jeunes et de moins jeunes, prennent plaisir à échanger sur un sujet aussi sympathique. Et que le temps d’un week-end, ils pensent à autre chose qu’au tracas de la vie quotidienne pour se plonger dans des mondes imaginaires ou distrayants.


